Les questions qu’on me pose
Assembler ou coder : ce qui change au bout d’un an
Assembler une chaîne avec un outil du commerce va vite au départ. Ce qui sépare cette voie du code sur mesure se voit au douzième mois, pas au premier.
Blog · Les questions qu’on me pose
Sur 24 sites de prestataires lus le 17 septembre 2026, cinq affichent un prix : de 900 € après financement à 13 000 € pour un cadrage, 6 000 à 8 000 € pour un premier outil en service. L’écart ne vient pas de la marge, il vient de ce qui est compté dedans.
Je commence par ce que j’ai mesuré chez les autres, plutôt que par ce que je pratique.
J’ai lu 24 sites de prestataires positionnés sur l’intelligence artificielle en entreprise. Cinq affichent un prix, et trois des cinq le cachent dans une réponse de foire aux questions. Aucun des 24 n’a de page dont l’adresse contient le mot tarif ou le mot prix.
Les montants relevés : un cadrage à 2 800 €, ramené à 900 € après financement ; un autre cadrage à 13 000 € ; une première version d’essai à 6 000 € ; un premier agent à 8 000 € ; un forfait à 3 000 € ; un abonnement à 500 € par mois avec 1 000 € de mise en route ; une journée de formation à 1 000 €.
L’écart entre 900 et 13 000 € pour la même étiquette n’est pas de la fantaisie tarifaire. C’est que l’étiquette ne désigne rien. Un cadrage peut être une réunion de deux heures avec un compte rendu, ou une semaine sur site avec relevé de temps, entretiens et chiffrage.
Trois choses, dans cet ordre d’importance.
L’état de vos données d’entrée. C’est le premier facteur, loin devant la complexité de l’outil, et c’est celui que personne ne regarde avant de signer, parce qu’il demande d’ouvrir vos fichiers, de comparer deux exports du même fournisseur à trois mois d’intervalle et de constater qu’ils n’ont pas la même structure. Un fichier propre et une source unique donnent un chantier court. Six sources qui se contredisent donnent un chantier où l’essentiel du temps passe à décider qui a raison. C’est le facteur qui fait varier une charge du simple au triple, et il ne se voit qu’en ouvrant les fichiers.
Le nombre d’endroits où l’outil touche à autre chose. Un outil isolé se construit vite. Dès qu’il lit dans votre logiciel de devis et écrit dans votre facturation, il faut traiter ce qui se passe quand l’un des deux ne répond pas, et ce cas-là n’arrive jamais pendant les tests.
Ce qu’il se passe en cas d’erreur. Un brouillon relu par un humain avant envoi coûte moins cher qu’une chaîne qui part toute seule, parce que la seconde exige des contrôles de vraisemblance que la première n’a pas besoin d’avoir.
Le nombre de fonctions, lui, arrive loin derrière. C’est pourtant sur lui que portent la plupart des devis. Le guide par où commencer avec l’IA en PME prend le problème dans l’autre sens, et un chiffrage qui prévoyait de s’arrêter net montre comment un risque se borne au devis.
Le chantier se découpe en lots, chaque lot dure deux à trois semaines, et le prix dépend du nombre de lots. Le nombre de lots dépend de la tâche, mesurée le premier jour.
C’est pour ça que ce premier jour se facture. Un devis donné à l’estime sur une tâche qu’on n’a pas ouverte se trompe, et quelqu’un finit par payer l’écart. Regardez qui, dans la proposition qu’on vous fait : si c’est vous, le budget dérape en cours de route ; si c’est le prestataire, il a une envie très forte de finir vite, et un chantier fini vite se paie plus tard, en corrections et en réserves. La seule sortie propre est de mesurer avant de chiffrer.
La mesure du premier jour est décrite dans la journée de qualification. Le détail de la construction des honoraires est sur la page des honoraires.
Elle vient toujours, et elle mérite mieux qu’un chiffre sorti d’un tableau générique.
Les estimations faites avant vente sont flatteuses, sur mes dossiers comme sur ceux de n’importe qui. Elles ne se publient pas : une estimation produite par celui qui vend n’est pas une mesure, et un chiffre qui ne sort pas de votre comptabilité ne vous engage à rien.
Un chiffre de retour sur investissement affiché sur le site d’un prestataire est une projection habillée en résultat. Il y en a beaucoup en ligne, elles se ressemblent toutes, et cette ressemblance devrait suffire à les disqualifier.
Le calcul tient en deux moitiés, et vous en tenez déjà une : mesurer ce que la tâche vous coûte aujourd’hui, en comptant des choses vérifiables. Combien de fois une information est recopiée. Combien de minutes prend une fiche. Combien de fois par an la même feuille de calcul est reprise. Une exploitation a trouvé 3 à 5 recopies par information, un distributeur 20 à 30 minutes par fiche sur 3 000 fiches. L’autre moitié, ce que cette heure vaut chez vous, vous la connaissez mieux que quiconque.
Trois postes, et je les annonce avant qu’on me les demande : la consommation d’intelligence artificielle, l’hébergement, et le suivi une fois le premier mois passé. Ils sont détaillés, avec des montants relevés sur mes chiffrages de 2026, dans ce qui continue de coûter après la mise en service.
Un prix qu’on ne peut pas expliquer ligne par ligne est un prix qui cache soit une marge, soit une inconnue. Demandez lequel des deux.
Questions relevées le 17 septembre 2026 sur les pages publiques de prestataires du secteur.
Jérémy Buyle
Ingénieur indépendant. Je construis des applications et des automatisations sur mesure pour les PME de 5 à 50 personnes, livrées testées, garanties 30 jours, et qui vous appartiennent. Lire le guide correspondant.
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Assembler une chaîne avec un outil du commerce va vite au départ. Ce qui sépare cette voie du code sur mesure se voit au douzième mois, pas au premier.
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Jetons d’intelligence artificielle, serveur, envois à l’unité, abonnements par personne : les postes récurrents, avec les montants de mes chiffrages 2026.
Les questions qu’on me pose
La différence tient en un mot, déterministe. Ce qui coûte cher, c’est de mettre l’un là où il fallait l’autre, et ça se voit sur une ligne de prix.
Dites-moi qui la fait, combien de fois par semaine, et avec quels logiciels. Je vous réponds sous vingt-quatre heures, par écrit, avec une première lecture de ce que vous m’aurez décrit. Si la tâche ne se prête pas à un outil, je vous le dis et je vous explique pourquoi.
Une tâche répétitive ne coûte jamais d’un coup : elle prend deux heures cette semaine, deux heures la suivante, et personne ne la voit jamais passer dans un budget. Le calcul se fait en deux minutes et il se fait sans moi.
Décrire ma tâche Calculer ce que la tâche vous coûte par an