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Jérémy Buyle Décrire ma tâche

Ce que vous tenez en main le premier soir

À la fin de la journée de qualification, vous repartez avec un document écrit. Il vous appartient, que vous commandiez un chantier ou non.

Décrire ma tâche

En bref

Le cahier de la tâche compte cinq rubriques : la tâche mesurée chez vous, l’outil décrit avec ce qu’il ne fera pas, le découpage en lots, le prix par lot avec ce que la garantie couvre, et ce qui manque encore pour commencer. Il est remis le soir du premier jour, et il vous reste, que vous commandiez ou non.

Les cinq rubriques du cahier de la tâche

1. La tâche mesurée

Qui la fait, combien de fois par semaine, combien de temps à chaque fois, avec quels logiciels. Mesuré chez vous, pas estimé.

2. L’outil décrit

Ce qu’il fera à la place de cette personne, et ce qu’il ne fera pas. La deuxième liste est la plus utile des deux.

3. Les lots

Combien, dans quel ordre, ce que chacun livre, et lequel vous voyez tourner en premier.

4. Le prix

Par lot, avec ce que la garantie couvre pour chacun.

5. Ce qui manque

La donnée qu’on n’a pas trouvée, l’accès qui n’existe pas, la décision qui n’est pas prise. C’est cette rubrique qui évite les dépassements.

Le cahier de la tâche, figure 05. Le document remis au client à la fin du premier jour, avant toute commande, en cinq rubriques : La tâche mesurée, qui la fait, combien de fois, combien de temps, avec quels logiciels ; L’outil décrit, ce qu’il fera à la place, et ce qu’il ne fera pas ; Les lots, combien, dans quel ordre, et lequel tourne en premier ; Le prix, par lot, avec ce que la garantie couvre pour chacun ; Ce qui manque, la donnée absente, l’accès inexistant, la décision non prise. La cinquième rubrique, ce qui manque, est la plus utile des cinq.
Le cahier de la tâche, remis le premier jour.

Pourquoi ce document existe

En 2026, deux chantiers ont dépassé leur estimation. Dans les deux cas, la cause était la même : une donnée d’entrée qui n’était pas là où on croyait. Les deux ont été livrés, et le dépassement a été à ma charge.

La journée de qualification est née de ces deux dossiers. Elle coûte une journée à chacun, et elle remplace le devis fait de loin qui dérape ensuite.

Si vous commandez le chantier dans les trente jours, elle en est déduite.

La journée qui produit ce document

Ce que la cinquième rubrique évite

La rubrique « ce qui manque » est celle qui sert le plus, et c’est la seule qui ne parle pas de l’outil. Elle liste la donnée introuvable, l’accès qui n’existe pas encore, la décision que personne n’a prise. Tant qu’une de ces lignes est ouverte, le chiffrage reste une fourchette.

En 2026, deux chantiers ont dépassé leur chiffrage, et les deux pour la même raison : l’état réel des données d’entrée, découvert après avoir commencé. C’est de là que vient la journée de qualification, et c’est ce que cette rubrique cherche avant de signer quoi que ce soit.

La donnée qu’on n’a pas trouvée

Un export qui n’existe pas, un historique qui s’arrête, un champ rempli à la main et jamais de la même façon. Ça ne se voit pas depuis une salle de réunion.

L’accès qui n’existe pas

Un logiciel sans interface ouverte, un mot de passe détenu par un prestataire parti, une base que personne n’a le droit de lire. Chacun de ces points est un lot en plus, ou un chantier en moins.

La décision qui n’est pas prise

Deux fichiers se contredisent et personne n’a tranché lequel fait foi. Ce n’est pas un problème technique, et aucun outil ne le règle à votre place.

Recevoir l’exemple complet

L’exemple envoyé est un cahier construit sur un cas type, avec les mêmes cinq rubriques et le même niveau de détail que celui que vous recevrez. Aucun document client n’est diffusé, avec ou sans nom retiré. Vous le recevez par courriel, sans relance commerciale.

Votre adresse sert à vous envoyer ce document et à rien d’autre. Elle est conservée douze mois, elle n’est transmise à personne, et vous pouvez demander sa suppression à tout moment. Politique de confidentialité.

Comment se déroule un chantier