Les tâches qui reviennent
Ce qui manque entre la réunion et le document
La transcription d’un rendez-vous existe déjà chez presque tout le monde. Ce qui manque, c’est le passage de la transcription au document que le client attend.
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Un import de catalogue ne cale pas sur le nombre de fiches, il cale sur la qualité des fichiers fournisseurs. Sur un catalogue de 3 000 références, j’ai découpé le chantier en lots avec une validation à chaque lot, et le premier lot n’a porté que sur 50 produits.
Sur ce chantier, la question n’a jamais été de savoir s’il fallait automatiser. Elle était de savoir par quel bout prendre 3 000 fiches produit quand la précédente avait pris 25 minutes, que 5 % seulement du catalogue était en ligne, et que le reste dormait dans des fichiers fournisseurs qui ne se ressemblaient pas.
Le calcul est vite fait. 3 000 fiches à 25 minutes, c’est 1 250 heures. Une personne qui ne ferait que ça, à temps plein, y passerait plus de neuf mois. Personne ne dispose de neuf mois.
Le chiffrage est parti le 18 février 2026, accepté le lendemain. Il portait sur l’import du catalogue jusqu’à 5 000 produits, avec une première étape sur 50 produits d’un seul fournisseur.
Cinquante. Sur trois mille. Cette étape n’était pas là pour rassurer, elle était là pour apprendre.
Ce qu’elle a appris : les fichiers fournisseurs ne se ressemblent pas d’un fournisseur à l’autre, ni d’un mois sur l’autre chez le même. Une colonne de prix net qui contient parfois le prix public. Un modèle qui porte deux références différentes chez le même fournisseur. Une caractéristique écrite en toutes lettres ici, en code produit là.
Ce qui décide de la charge n’est jamais le volume, c’est l’état de la donnée d’entrée. Trois mille fiches propres se traitent par lots en quelques semaines. Trois mille fiches dont les caractéristiques sont réparties entre trois sources qui ne s’accordent pas, non : le premier lot sert alors à trancher les désaccords, pas à publier.
Un import en une fois a une propriété désagréable : quand il se trompe, il se trompe partout, et on découvre l’erreur sur 3 000 fiches en même temps. Le retour en arrière coûte alors plus cher que le chantier.
Par lots, le travail ressemble à autre chose. On passe un paquet de références, vous le regardez, vous dites ce qui cloche, je corrige la règle, et le paquet suivant part avec la correction. Chaque lot rend le suivant plus rapide, parce que chaque lot retire une inconnue.
Un exemple de règle découverte comme ça, et qui ne figurait dans aucun document de départ : un article vendu seul et le même article vendu en lot portent la même référence chez le fabricant. Sans règle, les deux se retrouvent sur la même fiche, et l’une des deux disparaît de la boutique. Personne n’aurait pensé à me le dire. On ne pense pas à dire ce qu’on sait par cœur.
Quand on me demande d’automatiser une mise à jour de catalogue, la demande est formulée comme un problème de recopie. Elle n’en est pas un.
La recopie, une machine la fait en quelques secondes. Ce qui prend du temps, c’est de décider ce qui est vrai quand deux fichiers ne disent pas la même chose, et d’écrire cette décision quelque part. Une fois écrite, elle vaut pour les 3 000 fiches et pour toutes celles qui arriveront après.
C’est aussi ce qui rend le résultat durable. Un fichier fournisseur changera, c’est certain : sur ce catalogue, ça s’est produit quatre fois dans l’année, et je raconte ces quatre fois dans la panne silencieuse. Ce qui décide alors, ce n’est pas la qualité de l’import du premier jour, c’est l’existence d’une règle qu’on peut modifier sans tout refaire.
Trois questions, dans cet ordre, et elles ne portent jamais sur le nombre de fiches.
Combien de fournisseurs, et combien de formats différents. Un catalogue de 3 000 références chez un seul fournisseur est un chantier court. Le même volume réparti sur six fournisseurs qui exportent chacun à leur façon est un autre métier.
Qui décide, chez vous, quand deux sources se contredisent. S’il n’y a personne, le chantier s’arrête au premier désaccord.
Ce qui se passe quand une fiche est fausse. Si votre client la voit avant vous, il faut une surveillance. Si elle bloque une commande, il faut une alerte. Ce n’est pas la même construction.
La mesure de ces trois points, c’est le premier jour. Elle tient dans la journée de qualification, elle produit un document que vous gardez, et elle vaut mieux qu’un devis au doigt mouillé qui dérape trois mois plus tard. Le guide automatiser une tâche répétitive pose les mêmes questions pour d’autres tâches que le catalogue, et un exemple de ce document est en ligne.
Un catalogue n’est jamais un problème de volume. C’est un problème de décisions que personne n’a encore écrites.
Jérémy Buyle
Ingénieur indépendant. Je construis des applications et des automatisations sur mesure pour les PME de 5 à 50 personnes, livrées testées, garanties 30 jours, et qui vous appartiennent. Lire le guide correspondant.
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Dites-moi qui la fait, combien de fois par semaine, et avec quels logiciels. Je vous réponds sous vingt-quatre heures, par écrit, avec une première lecture de ce que vous m’aurez décrit. Si la tâche ne se prête pas à un outil, je vous le dis et je vous explique pourquoi.
Une tâche répétitive ne coûte jamais d’un coup : elle prend deux heures cette semaine, deux heures la suivante, et personne ne la voit jamais passer dans un budget. Le calcul se fait en deux minutes et il se fait sans moi.
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