À Saint-Louis, la charge administrative de la frontière
Quand une entreprise facture en deux devises, respecte deux réglementations et produit deux jeux de documents, la moitié de son administratif vient de là.
Décrire ma tâcheEn bref
Jérémy Buyle est consultant en automatisation et en applications sur mesure, à environ vingt minutes de Saint-Louis. Les entreprises de la bande frontalière portent une charge administrative particulière : double facturation, documents douaniers, deux devises et deux jeux de mentions obligatoires.
La double saisie de la frontière
Une entreprise qui travaille des deux côtés produit souvent la même information deux fois : une fois pour son client suisse ou allemand, une fois pour sa comptabilité française.
Ce n’est pas une ressaisie ordinaire. Les formats diffèrent, les mentions obligatoires diffèrent, les devises diffèrent, et la personne qui s’en occupe est en général la seule à savoir laquelle des deux versions fait foi.
C’est le genre de tâche qu’on croit impossible à automatiser parce qu’elle est compliquée. Elle est surtout répétitive, ce qui n’est pas la même chose.
Ce qu’on traite le plus souvent ici
- la facture émise dans deux formats, avec les mentions propres à chaque pays
- les documents d’expédition, retapés depuis la commande
- la conversion et le suivi des devises sur les documents commerciaux
- les relances vers des clients dont la langue et les usages de paiement ne sont pas les mêmes
La dernière est celle qu’on oublie. Une relance rédigée en allemand par un outil, relue par vous, part plus vite qu’une relance qu’on remet à demain parce qu’il faut la traduire.
Vingt minutes, et une langue de travail
Saint-Louis est la ville la plus proche de chez moi après Mulhouse. Un aller-retour dans la matinée est une affaire ordinaire.
Et les échanges avec un interlocuteur suisse ou allemand ne demandent pas d’intermédiaire. C’est un détail jusqu’au jour où il faut parler à l’éditeur d’un logiciel qui n’a pas de support en français.
Questions particulières à Saint-Louis
- Facturez-vous en francs suisses ?
- Je facture en euros. La question se pose pour votre outil, pas pour ma prestation, et elle est tranchée le premier jour.
- Travaillez-vous avec des entreprises suisses ?
- Oui, dans la bande frontalière. Au-delà, la distance rend le présentiel difficile, et je le dis avant le devis.
Décrivez-moi la tâche
Dites-moi qui la fait, combien de fois par semaine, et avec quels logiciels. Je vous réponds sous vingt-quatre heures, par écrit, avec une première lecture de ce que vous m’aurez décrit. Si la tâche ne se prête pas à un outil, je vous le dis et je vous explique pourquoi.
- Testé. Chaque morceau est vérifié avant de vous être livré, et c’est vous qui dites s’il fait ce qui était écrit, avant que je passe au suivant.
- Garanti. Si l’outil ne fait pas ce qui est écrit au devis, je corrige à mes frais, puis je continue jusqu’à ce qu’il le fasse ou je vous rembourse le morceau.
- À vous. Le code et les procédures vous sont cédés quand vous validez le dernier morceau, documentés, avec le droit de reprendre l’outil ailleurs.
Une tâche répétitive ne coûte jamais d’un coup : elle prend deux heures cette semaine, deux heures la suivante, et personne ne la voit jamais passer dans un budget. Le calcul se fait en deux minutes et il se fait sans moi.
Décrire ma tâche Calculer ce que la tâche vous coûte par an
- réponse sous 24 heures
- aucun engagement
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